02.04.2006
Edito - Où est la peur ?
Rue Saint-Guillaume, certaines personnes farouchement opposées au CPE – c’est leur droit le plus strict - nous accusent publiquement et fort injustement d’exploiter je ne sais quel sentiment de peur, ajoutant à cela le grave reproche de la « malhonnêteté intellectuelle » (sic).
1- Quiconque lit ce blog de manière attentive comprend que ces reproches sont sans fondement.
2- Où est donc l’instrumentalisation de la peur ? Du côté de ceux qui font courir sans relâche les slogans alarmistes – précarité, précarisation etc. ? Ou bien du côté de ceux qui croient en la réforme, qui l’encouragent, qui espèrent qu’elle lèvera un tant soit peu les freins à l’embauche des jeunes ?
3- Car vous le savez, en ce qui concerne le CPE, notre position est empreinte de prudence. Il ne s’agit pas le moins du monde de présenter cette réforme comme le remède-miracle au chômage des jeunes. Certains ne s’embarrassent pas de telles précautions et tombent facilement dans la caricature, en récupérant les explications scientifiques et prétendûment « neutres » d’un certain professeur bien connu de Sciences Po. Sans commentaires.
4- En ce qui concerne les questions qui nous ont été posées jeudi, pointer les problèmes qui sont liés à l’une ou l’autre d’entre elles n’a rien de malhonnête, nous nous bornons à donner notre avis, qui n’engage que nous, et certainement pas l’ensemble des pro-CPE de Sciences Po, a fortiori pas Sciences Po. Nous ne sommes pas de ceux qui usurpent la parole et l’opinion d’autres personnes.
5- En ce qui concerne la peur, il faut croire que les personnes concernées sont bien assez maladroites pour la provoquer toutes seules, et s’il y a peur, c’est certainement de leurs méthodes pour le moins douteuses – politique des faux communiqués, mépris des règles démocratiques les plus élémentaires etc. Le double refus du blocage et de la suspension, la forte participation de jeudi comme les résultats médiocres d’un certain syndicat aux dernières élections du CROUS devraient les faire réfléchir.
6- Enfin, nous remercions les personnes émettant des accusations aussi ridicules de participer si activement à notre promotion. Nous n’avons malheureusement pas encore la notoriété ou l’influence qu’elles nous prêtent, mais elles doivent savoir qu’elles nous aident énormément.
Quoi qu’il en soit, vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et grâce à vous, le blog est déjà très bien référencé sur Internet. Grâce à vous, au vu et au su de tous, Sciences Po apparaît pour ce qu’elle est – un endroit où il y a des pour, des contre, des étudiants qui n'ont pas d'avis et d'autres qui souhaitent seulement suivre leurs cours…
Merci à tous !
23:45 Publié dans Editos | Lien permanent | Envoyer cette note


